Le pot à Bonsaï

Aperçu des techniques de fabrication

En premier lieu il faut rappeler que la matière première essentielle est l’argile. Il existe différentes argiles de composition très variable, qui ont des rendus très différents suivant le type de cuisson. Certain potier pour améliorer leurs argiles, la laisse une à plusieurs années au contact des intempéries. Le soleil, la pluie, le vent, le gel l’hivers, apportent des éléments nouveaux à l’argile. Chaque potier crée sa propre matière première, même si, de nos jours il est facile de trouver plusieurs types d’argiles dans le commerce. Les terres utilisées sont des terres chamottes, qui résistent au choc thermique de la cuisson “Raku”.

- La première étape consiste à pétrir l’argile, afin de chasser l’air qu’elle peut contenir. A ce stade nous pouvons incorporer différents éléments qui vont permettre de modifier les caractéristiques de séchage, de cuisson où de coloration. ( Ajout d’oxydes par exemple)

- La deuxième étape est celle du façonnage. Pour la création de pot à Bonsaï, on peut utiliser différentes méthodes: voici quelques exemples succincts:

Le moulage: consiste à placer une plaque d’argile sur un moule de forme prêt définie.

Le coulage: une barbotine (argile liquide) et coulé dans un moule poreux (plâtre) pour obtenir un dépôt épousant la forme intérieure d’un moule.

Le tournage: Pour obtenir des formes rondes et parfaite, le tour du potier est l’outil indispensable, mais surtout indissociable du potier.Très peu utilisé pour les créations “Raku”

La plaque: Après la création de plusieurs plaques, il suffit de les assembler afin de donner la forme désiré au pot. Les plaques sont collées avec l’aide de la barbotine

Le colombin: consiste à former plusieurs cordons d’argile, afin de les assembler toujours avec la barbotine, ce procédé permet de créer de grande pièce plus ou moins ronde.

La sculpture dans l’argile: Il suffit de prendre une boule d’argile, et de laisser aller son esprit. Méthode la plus proche de la philosophie du “Raku”, par ses créations unique, aléatoire et imparfaite. Des créations qui reflètent l’esprit du créateur. Pour nous occidentaux qui vivons dans un environnement ou domine la symétrie et le “parfait” dans les formes et la décoration, il est difficile d’appréhender et d’apprécier ce type de céramique.

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- La troisième étape est le séchage, phase délicate et très importante. Elle est nécessaire avant la cuisson. Pendant cette période, il est possible de placer une engobe ( revêtement d’argile délayé avec différentes matières, tel que les oxydes) sur les pièces. Pour une monocuisson, après le séchage complet, nous émaillons les pièces crues et possédons à la cuisson “Raku”. En cas d’une cuisson de biscuit, les pièces crues ou engobé sont cuites à une température de 900°C en 8 heures, (100°c heure) pour vitrifier l’argile. Après le refroidissement total des pièces, nous possédons à la cuisson “Raku”. L’émail (terme générique: glaçure) peut être appliqué de différentes façons, par trempage, par projection ou au pinceau. Cette glaçure fond au alentour de 900 °C. Elle réagit suivant les éléments qui la composent, selon le type de cuisson, selon l’atmosphère du four, et la qualité du support qui la reçoit.

-Enfin la quatrième et dernière étape est celle de la cuisson. Le moyen traditionnel était les fours à bois, mais, de nos jours, le gaz est le combustible le plus utilisé, bien que certain potier conserve la cuisson traditionnelle. Pendant la cuisson, il est possible d’intervenir à tout moment. Limiter l’arrivée d’oxygène pour créer une cuisson réductrice, où le contraire alimenter en oxygène, la cuisson est dite alors oxydante. Ces deux méthodes donnent différents résultats suivant le traitement en amont des pièces. (voir article La céramique Raku)

Ceci est vraiment un aperçu minime des possibilités de création dans ce type de céramique.

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Dans la céramique “Raku” il y a plus que l’aspect technique, il y a l’aspect philosophique. Une pièce doit être belle par sa simplicité, de forme, de couleur. Elle est le reflet de l’esprit du créateur. Dans cette céramique, chaque potier développe sa propre céramique, une céramique la plus proche de lui. Par sa création, il projette sa propre sensibilité. Une beauté austère des matériaux ordinaires se mêlant intimement au raffinement du geste.
La sensibilité et le calme que l’on peut acquérir par l’étude et la pratique de la céramique “Raku”, conduit à une paix intérieure. Cette voie est une philosophie de vie.

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